Films coup de coeur, coup de gueule

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Nicknackpadiwak
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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 22 sept. 2020 09:29

Mes films de l'été (partie 1)
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C’est du Gomorra-like : même plongée dans l’univers de la criminalité napolitaine, même réalisation sèche, mêmes décors de ces banlieue totalement abandonnée aux malfrats, même beauté visuel et lumière magnifique, même saillis parfois à la limite du fantastique et du poétique (Nicola déguisé en fille pour aller tuer son ennemi). Un peu plus chaleureux que Gomorra (chaleureux comme un feu de buisson incontrôlé, on s’entend) grâce au personnage principal, qui reste humain malgré tout (son amour pour Letizia, sa volonté d’arrêter de racketter les commerçants), mais on sent que sa fascination pour l’argent et sa volonté d’intégrer monde consommation (les scènes dans le magasin de fringues) est plus forte que tout. En plus, le film joue habilement avec les codes de ce genre de films car on sait que cela va finir en tragédie, mais d’où cela va venir (trahison d’un membre du gang ? de l’amour de Nicola pour Letizia, de son jeune frère fasciné par la vie dangereuse de son frère ? d’un parrain plus puissant qui fera parler le sang) et l’incertitude dure jusqu’au dernières minutes.
Vraiment bon.


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Après un Unbreakable que j’avais adoré plus jeune et un Split sympa, même si imparfait, j’attendais avec un délectation le troisième opus. Manque de pot, c’est une vraie pantalonnade.
Déjà, j’ai été surpris par la rapidité de la confrontation entre David et la Bête, à la suite à une rencontre extrêmement providentielle (Bruce Willis suit une théorie fumeuse de son fils, se promène au hasard dans un quartier et tombe sur Kevin/Dennis/Patricia/Barry/les autres). S’en suit une bagarre, puis l’arrivée de force de sécurité Dieu sait comment. Comment savaient-ils où aller ? Depuis combien ils attendaient que les deux allaient tomber de la fenêtre. Bref, ça commence assez mal, on dirait du Marvel.
Ensuite, il y a une terrible perte de temps d’une heure avec cette histoire de psychiatre qui tente de convaincre que le trio recomposé des 3 films n’ont aucun superpouvoir et que tout n’est que le fruit de leur imagination. Or nous, spectateur, nous savons qu’ils ont des superpouvoirs et que ce n’est pas le fruit de leur imagination. On nous fait donc assez malhonnêtement patienter. D’autant que les méthodes de la psy sont assez hallucinantes, comme faire appel à la seule survivante de la Bête pour lui parler, alors que la pauvre devrait être traumatisé à vie. Ou enfermer David et Kevin dans des chambres leur empêchant d‘utiliser leurs forces, mais les réunir tous les deux et , avec Elijah (Samuel L Jackson, toujours la classe) dans une grande salle normale !!
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Toute cette partie est d’autant plus inutile, lorsqu’on apprend plus tard que la psy faisait partie d‘une organisation vieille de 10 000 ans au moins, chargée de protéger l’humanité des super-héros. Bref, un twist moisi qui fait s’effondrer une ultime fois la perte de temps que fut la première partie du film.
Enfin, le film se réveille au bout d’1h15 avec celui (de réveil) d’Elijah et on arrive enfin notre confrontation à 3, mais malheureusement, plus proche d’une partie de saute-mouton que d’une bagarre épique. La faute notamment au trio Joseph/ Casez/la maman d’Elijah qui n’ont rien à faire là et qui sont un énorme caillou dans cette bataille finale, intervenant chacun à tour de rôle et brisant la tension et le dynamisme, le tout finissant assez platement. Pour finir, le film s’achève avec une série de twists tout pétés.
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Quelqu’un peut m’expliquer comment Elijah a pu s’occuper du montage de sa vidéo avant de l’envoyer au monde entier alors qu’il meurt sur la vidéo ??
Une première partie qui ne sert à rien et une deuxième branlante et trop appuyée (notamment les parallèles avec les BD), Glass s’est cassé la gueule

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Malgré Garance Marillier épatante et de bonnes intentions, Grave est d’une rare débilité dans l'enchaînement de ces séquences, toutes forcées et très vite WTF, à l’image de son pitch de base : une végétarienne forcée de manger un foie de lapin lors d’un bizutage devient une cannibale incontrôlable. Le film, fier de lui, se termine avec un twist tout pété qu’on avait tous grillé dès que Justine découvre la crème anti-démangeaison dans l’armoire à pharmacie de sa sœur.
Grave est grave con…

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Underwater est une très bonne série B qui assume à 100% son côté Alien sous l’eau. Pas exempte de défaut (les personnages font parfois de stupéfiants bonds d’un endroit à un autre, les attaques sous l’eau sont difficilement lisible) ou de personnages clichés ( l’héroïne forte et déterminé, le « comique » du groupe), sans même juste évoquer la présence de Vincent Cassel (cela devient épidermique pour moi, je ne supporte plus son jeu d’acteur), elle n’en a pas moins un divertissement énergique, sans temps morts, arrivant à créer un sentiment de claustrophobie lorsqu’il le faut et avec un créature géante à la Cthulhu réussie, proposant même une scène assez inédite et quasi-féministe où deux femmes sont obligées de trainer le seul homme blessé et semi-inconscient dans un environnement hostile.
Et, je ne veux pas faire mon chiant, mais d’après moi, il y avait de la place pour deux dans le module de sauvetage de la fin.

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Un régal de film, pour moi l’un des meilleurs Truffaut, en tout cas un de ceux où tout s’accorde (le propos du film, son ton dramaturgique, son langage poli, sa mise en scène discrète aux effets parfois hyper retro, les magnifiques décors du pays de Galles), car comme cela se passe au début du XXème siècle, cela confère un charme vintage délectable, où peuvent s’exprimer les sentiments amoureux les plus extrêmes, sur une chasteté de baisers passionné mais bouche fermée, le tout étant porté par un Jean-Pierre Léaud fascinant, tout en jeu intérieur. Les mots sont beaux, plaisamment désuets, mais en même temps, le propos réussi à être moderne pour l’époque où le film est sorti, car on y parle notamment du clitoris, ce qui en 1971, date de sortie du film, a dû choquer. Truffaut réussi magnifiquement le concept du livre adapté en jouant constamment sur, les deux tableaux (cf la scène où la voix-off dit qu’Anne demande à Claude de fermer les rideaux, ce qu’il fait, alors que sur l’écran aucun dialogue n’est échangé).
Bref, un sacré bon bonbon sucré et vintage.



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Mmaginère
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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Mmaginère » 22 sept. 2020 17:40

Je n'ai vu que Glass dans ta liste et j'ai le même sentiment, je me sens flouée.
Comme les Marvel oui, un film spectacle où tu as réunis plein d'acteurs que t'as payé un fric monstre pour nous offrir un film sans scénario.
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Nicknackpadiwak a écrit :
22 sept. 2020 09:29
Quelqu’un peut m’expliquer comment Elijah a pu s’occuper du montage de sa vidéo avant de l’envoyer au monde entier alors qu’il meurt sur la vidéo ??
Je ne me souviens pas de ça (je l'ai déjà oublié un an après lol), mais peut-être un nouveau pouvoir ? :mdr3: non, même moi j'y crois pas.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 22 sept. 2020 22:38

Mmaginère a écrit :
22 sept. 2020 17:40

Je ne me souviens pas de ça (je l'ai déjà oublié un an après lol), mais peut-être un nouveau pouvoir ? :mdr3: non, même moi j'y crois pas.
Le Pouvoir Magique du Scénario Qui Permet Tout.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 23 sept. 2020 08:51

Mes films de l'été partie 2
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De par son sujet de ce monde post apocalyptique dans les humains sont traqués par des sortes d’insectes géants qui les repèrent aux bruits, Sans un Bruit revêt un caractère expérimental : quasi aucun dialogue, des discussions via le langage des sourds et muets et le bruit comme source de peur. Bon, on n’est quand même pas dans un film d’art et d’essai, l’expérience reste limitée par l’ajout d’une bande son identifiable par tous (piano pour les moments tristes, violons stridents pour les moments d’angoisse). N’empêche, cela permet au film de sortir son épingle du jeu et s’illustrer du tout venant des films d’horreurs. Et si il n’est pas exempt de défauts dans l’avancement de son intrigue (des jumps-scares à foisons des péripéties qui commencent par du « oh, c’est pas de bol », mais qui se termine par du « quelle chance », une perception des bruits variables des monstres selon les situations, un bébé qui ne pleure jamais, etc,,etc), le film est rondement mené et on ne s’y ennuie pas. Et il m’a surtout touché pour une angoisse que je ressens personnellement et bien représentée métaphoriquement par le film : celle de ne pas être à la hauteur pour protéger ma famille de ce monde impitoyable qui s’engage de biens inquiétants chemins.

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Sur un sujet en or (le rock underground russe des années 80), basé sur des personnages ayant existé, Leto propose un drôle de film très désincarné, Visuellement très beau (un sublime noir et blanc), le film reflète bien les difficultés des musiciens soviétiques de l’époque pour être rock sans avoir le droit de critiquer le système communiste en place, avec les concerts où le public est assis et prié d’être sage ou l’obligation d’écouter sous le manteau les stars (David Bowie, Iggy Pop, Blondie), car trop occidentaux. Et s’il y a énormément de vie dans le cadre de la caméra, les personnages sont distants, un peu flottant, ce qui fait que j’ai du mal à adhérer à 100% et je suis resté un peu à la porte, m’ennuyant presque, en tout cas, regardant sans véritable passion, malgré le rythme haletant du métrage. Il a fallu les délires des chansons ou les envolés vers l’absurde, ainsi que quelques personnages fantasques (Le Punk, le Sceptique) pour me tirer de ma semi-somnolence. Leto est un film original au ton unique, mais manquant de chair, comme un vidéo-clip étiré en 2h.

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Un premier tiers vraiment époustouflant, mise en scène avec classe, la tension qui monte tranquillement et cela culmine avec l’attaque de la maison par les Autres, grand moment de violence étouffante. Après cela se délite et devient un survival standard écrit avec beaucoup de facilités (la famille obligée de se séparer mais qui se retrouve tous au même moment au même endroit un quart d’heure plus tard). Si on ajoute un twist un peu éventé, Us est une petite déception, une série B un peu sur-vendue.
Le gag du Fuck Da police de NWA est tout de même l’un des plus marrants du monde.

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Souvent quand on pense comédie française, inévitablement, on pense à Christian Clavier, Frank Dubosc, Kev Adams, humour prout-prout et Dany Boon. Sauf qu’il y a un bas-côté, des comédies fragiles, décalées, jamais hilarantes, mais touchantes par leurs faiblesses, le genre qui ne passera jamais sur TF1 un dimanche soir ou que ma belle-mère trouvera « farfelue », ce qui pour elle n’est pas un compliment. Perdrix est ce genre de comédie.
Perdrix est un film modeste, avec un univers décalé et démarrant d’un pitch anecdotique (une femme se fait voler sa voiture par une femme nue, va porter plainte en gendarmerie où elle rencontre l’amour de sa vie) pour proposer un univers simple, gentiment burlesque, avec des personnages haut en couleurs et qui propose des scènes assez tordantes par leur non-sensesque (ces nudistes, la leçon d’un géodrilogue devant une classe d’école hallucinée, une psychanalyse improvisée du commissaire par un homme en état d’arrestation).
Puis, en regardant, un sourire au lèvre, on peut se dire que le film présente néanmoins une vision très mec, que les 3 personnages féminins sont une maman un peu abscons (Fanny Ardant), une ado en besoin d’émancipation, mais au final ce subplot est surtout montré du point de vue du père (le frère du perso principal) et enfin Juliette, le coup de foudre de notre gendarme, très bien interprété par une Maud Wyler, mais dont on ne sait pas grand-chose et qui est la fille farfelue (ici, un compliment) que le gentil gendarme veut séduire. Alors, on peut se dire qu’on n’est au final, pas si éloigné de Dany Boon et de ses personnages féminins qui ne sont que la femme à séduire, le but à atteindre. C’est un peu dommage.
Sauf que Erwan le Duc, contrairement à Dany Boon, a un réel talent de réalisateur. La mise en scène de Perdrix est belle et inspirée et le film est un régal à regarder. Et l’air de rien, ça change beaucoup et permet de fermer les yeux sur les relatives imperfections, pour profiter pleinement d’un film original, à l’univers décalée et plein de grandes petites scènes. Le Duc est un réal à suivre, c’est certain

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Depuis The Big Lebowski, j'adore ces polars erratiques, ces films de disparitions, meurtres ou kidnapping où plus on avance, plus on se perd, comme dans des sables mouvants (j'aime beaucoup David Lynch aussi). Au point qu'au bout d'un moment, je décroche et n'essaie même plus de connaître le dénouement. Comme un trip d’hallucinogène, j'ai l'impression de planer, d'être à une soirée sous drogue où je déambule, rencontre de pittoresques personnages et voie de bien étranges scènes dont je ne cherche pas d'explication. A la fin des deux heures et quart, je ne sais même pas si j'ai tout compris, si les voisines avaient disparu, étaient mortes ou si tout cela faisait partie d'un plan, mais je m'en fous car ce fut un formidable voyage, beau et distancié.
Faut vraiment que je lise Vice Caché de Thomas Pynchon.


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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 03 oct. 2020 18:02

Mes films de l'été (the last part)
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Ou comment faire du quotidien de prostituées d'une maisons closes des années 1900 un captivant beau livre d'images. Démarrant comme un David Lynch, le film de Bonello ne raconte pas vraiment grand-chose et suit le quotidien de ces pauvres femmes, mais sans verser dans le sordide ni se voiler la face. Dans une espèce de fausse légèreté, une observation contemplative où le seul vraie fait dramatique est une mutilation du visage par un client sadique, le destin de ces femmes émeut que ce soit les anciennes qui ont besoin de l'alcool et la drogue pour tenir ou les nouvelles qui naïvement pensent pouvoir arrêter ce boulot dès qu'elle le désire, le tout entre peur de la syphilis ou de tomber enceinte. Bonello dépend très bien (du point visuel, le film s'apparente à une succession de scènes magnifiques) cet univers factice où tout n'est qu'illusion, où la maquerelle est faussement bienveillante mais réellement sans pitié (excellente Noémie Lvovsky, mais tout le casting est top (Adèle Haenel - Hafsia Herzi - Céline Salette - etc) où les filles font semblant d'aimer et de jouir pour de l'argent et où les hommes (mis à part le sadique du début) sont attentionnés et plutôt aimables, mais il s'agit d'une nouvelle façade, car plus que le sexe, c'est le pouvoir sur les prostituées qu'il viennent chercher ici. D'ailleurs, il est à noter aussi que, s'il y a énormément de nudité, le film reste assez soft et il y a très peu de scène d'acte sexuel.
Mis à part un épilogue et un saut dans le temps un peu inutile, l'Apollonide est un film prenant, qui développe une atmosphère cotonneuse, entre rêve idéalisé et cauchemar du quotidien, avec quelques envolés lyriques frappantes (les larmes de spermes).


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Depuis le temps que je voulais le voir celui-là, je me rappelle tout petit, fasciné par le design et l'univers révolutionnaires pour l'époque. Bon, du coup, aujourd’hui, ça a 40 ans au compteur, donc forcément cela a pris un coup de vieux. Mais malgré tous, ça tient encore la route et esthétiquement cela garde la tête haute, notamment les personnages en noirs et blanc et leurs costumes striés de lumière bleu (pour les gentils) et rouge (pour les méchants) que je trouve stylés. Le film très divertissant offre même des idées assez réussies, comme ce parallèle, lorsque cela passe dans notre monde, avec les jeux vidéo (beaucoup de vue par-dessus, de long quadrillage au sol). Niveau scénario, c'est du basique, mais cela passe bien grâce notamment à la gouaille de Jeff Bridges. Au final, un spectacle inoffensif, mais sympathique et si on goûte l'ambiance retro-gaming, un plaisir régressif.
Un big-up tout de même à Dumont
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Et sa belle tête de bite
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Un classique à la française, beau et captivant. Truffaut brasse une nouvelle fois ses obsessions (les acteurs, actrices et le jeu de masque qui en découle, les triangles amoureux) et les transpose dans la France occupée des années 1944. Toujours en équilibre sur le fil de la tension, le film déroule calmement sa classe et sa supériorité sur les autres films, tandis que le couple D&D (Deneuve et Depardieu) crève l'écran. Si j'aurai peut-être aimé une explosion finale, j'ai été hypnotisé par ce film.


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Une autre adaptation de livre par Truffaut après Les Deux Anglaises et le Continent, mais beaucoup moins convaincante. Car là, où dans le premier film, il faisait se rencontrer les deux supports (livre et cinéma) avant de les faire copuler, ici, c'est beaucoup plus sage et il adapte un peu scolairement le livre de Bradbury Cela donne un film sans vraiment de rythme et qui a assez mal vieilli. Le thème très démodé du film ne l'aide pas, surtout dans notre époque où le livre a énormément disparu de nos habitudes. Du coup l'amour de Truffaut pour les livres parait un peu obsolète et le propos parfois ridicule (la vieille qui se suicide avec ses bouquins). On touche le fond avec la fin et cette communauté qui apprend par cœur certaines œuvres pour en garder la mémoire. Lorsque ces gens se présentent sous le nom d'un livre, on n'est franchement pas loin d'un sketch des Monty Pythons. Puis, d'ailleurs, avec la toute dernière scène et ses dizaines de personnages qui se croisent mais sans se parler, chacun perdu dans la récitation de son livre, je me suis dit que cette fin est totalement contre-productive et détruit un peu le message du film, car au final, on n'est pas loin de notre société moderne où chacun s'isole, non plus dans la littérature, mais sur son portable.
Bref, un gros film pas inintéressant, mais qui reste sur l'estomac.


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Après un Jeannette assez déstabilisant, Dumont continue de raconter la vie de Jeanne D'arc avec ce deuxième volet qui a la bonne idée de lever la pédale sur les chansons (seul Christophe est amené à chanter ici). Du coup dégraissé de ces moments musicaux qui finissaient par fatiguer, le film gagne en force, notamment aidé par le mélange de grandiloquence des dialogues (qui mélangent vieux français et quelques expressions plus contemporaines), le minimalisme des décors (la côte d'Opale ou la cathédrale de Reims pour seuls décors) et l'absence totale de figurants, ce qui donne une forme d'abstraction de l'Histoire de Jeanne la Pucelle, ici réduit à son plus stricte minimum (splendide idée de reconstituer la bataille de Paris par un spectacle de chevaux). Jeanne est donc un spectacle fascinant et incongru, interprété en plus du caméo d'un Fabrice Luchini grimaçant en Charles VII par une formidable Lisa Leplat Prudhomme dans le rôle principal et d'une galerie d'acteur non-professionnel, possédant des trognes ou gestuelles pas possible ou jouant à la limite du faux (mention à Maître Nicolas l'oiseleur, qui rejoint les grands personnages hors-normes de Dumont et dont chaque apparition m'a fasciné et bien fait rire). Mais une nouvelle fois, cette somme d'élément dont on a peu l'habitude dans le cinéma très maîtrisé d'aujourd'hui permet de renforcer l’étrangeté et le caractère atypique de cette œuvre marquante.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 23 nov. 2020 09:31

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Le démarrage est pas mal, on plante efficacement les personnages et les enjeux. Puis, j'aime beaucoup le personnage de Venom que je trouve beau et fascinant. Petite réserve tout de même sur ce labo de très méchants scientifiques qui sacrifient sans trop état âmes sacrifient des pauvres innocents pour assouvir les expériences de méchants, tellement cliché, mais bon, on va dire que ça va, je ferme les yeux pour une fois. Puis après la rencontre Brody/Venom et une amusante course poursuite bien punchy, tout se délite, tout ce qui avait construit auparavant s'écroule. Venom devient d’un coup gentil, le scénario ne s’embarrasse plus de la gestion de l'espace et les personnages se téléportent d'un lieu à un autre, au bon vouloir du script (mention spécial à Anne qui se retrouve soudainement présente lors de l'attaque des policiers, puis qui retrouve Dieu sait comment Brody au milieu d'un forêt, avant de revenir (pourquoi? comment? comment savait-elle?) à la base de décollage de la fusée. Idem pour les symbiotes qui peuvent s'associer soudainement à n'importe qui sans qu'aucun rejet n'ai plus lieu, là où durant une heure, ils tuaient leurs hôtes. C'est vraiment déstabilisant cette accélération du récit, comme si le film était trop court. En même temps, il ne dure qu'1h50 (dont 25 minutes de générique, ce qui est fort). De plus, Venom n'arrive pas à résoudre le dilemme (présent aussi dans Suicide Squad), à savoir faire un film sur un méchant, tout en étant obligé de le rendre pas trop méchant. Dans ce fait, le film ne trouve jamais le ton juste et est décevant.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 23 nov. 2020 09:32

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Quand j'ai entendu la petite musique accompagnant le logo de Kitano Office puis le premier plan avec Kitano et son visage si familier près de la mer, j'ai eu un pincement au cœur. Cela m'a rappelé combien j'adorais à l'époque Takeshi Kitano et son univers décalées avec ses Yakusas mélancoliques, ses plans fixes et contemplatifs, son humour tordus, son ultra-violence sèche et sa poésie. Mais cela fait bien 20 ans qu'il a perdu le mojo.
Donc 3ème opus d'Outrage et on y retrouve ce qui faisait déjà la lourdeur des précédents : trop trop de personnages, d’histoires de clans, de trahisons au point qu'un moment, on ne sache plus qui bute qui et pourquoi. Mais, j'ai eu le sentiment que par rapport au 2 premier, Kitano retrouve une forme inspiration sur sa mise en scène et certains plans sont très beaux, notamment lorsque la nature est incorporée à ces derniers. Donc, j'ai assez rapidement laissé tomber la prétention de comprendre ce qui se passait à l'écran (notamment les motivations d’Otomo qui flingue à tout va), pour me laisser porter par les images. Néanmoins, il y a quelque chose de vide dans cette mécanique du versement de sang systématique et gratuit, et à la sortie du film, je me suis retrouvé un peu déçu, il y a manqué clairement un moment d'émotion. Bref, Outrage Coda semble montrer un début de réveil chez Kitano, mais il reste encore du boulot car le film est aussitôt vu, aussitôt oublié.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 23 nov. 2020 09:33

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Le Mépris de Monsieur Jean-Luuccc Godddarrrd. Depuis le temps que je voulais le voir, celui-là, merci Netflix. C'est vraiment un film très étonnant, très perturbant avec ces cuts soudains ou cette bande-son (notamment le gimmick musical archi-connu de George Delarue qui semble intervenir dans le film de manière totalement random) tellement fort qu'elle couvre les dialogues durant des secondes, dialogues qui par ailleurs sont parfois assez pompeux ("Pourquoi est-ce que tu ne m'aimes plus ? C'est la vie" - "je me trompais, elle n'était pas infidèle ou tout du moins son infidélité n'était qu'apparente" ou "c'est logique, mais l'illogique va, elle, contre la logique"). Il y a aussi des métaphores un peu trop surlignées, une volonté de déconstruire le cinéma et de faire un film dans le film qui parle d'un film, je pense notamment à la discussion/prise de tête de Paul et Camille dans leur appartement (moment qui dure un bon tiers du film) où à la fin Michel Piccoli a revêtu sa serviette de bain, telle une toge grecque, clin d’œil plus qu'évident à l'histoire d'Ulysse qu'il écrit dans le film. Bref, le Mépris n'a pas méga-bien vieilli et peut paraîtra aujourd'hui comme la caricature du cinéma français d'Auteur bobo prise de tête du couple qui se dispute dans un appartement (alors qu'à l'évidence, c'est un des films qui a lancé le mouvement).

Oui, mais voilà, il y a Brigitte Bardot, belle comme le Diable. C'est d'ailleurs un des forces du film : il est très beau. Rarement la notion de mise en scène n'a eu autant de sens qu'ici. Les décors magnifiques de Rome et Capri sont sublimés par la lumière, la caméra, sans cesse en mouvement, leur rend honneur tandis que les personnages les parcourent inlassablement, comme incapables de tenir en place. Y compris dans ces 20 à 30 minutes de la dispute dans la maison, où Godard nous perd dans un labyrinthe de mur et de pièces, alors qu'à l'évidence, la surface ne dépasse pas les 100 mètre carré. J'ai aussi été fasciné (voire hypnotisé) par la scène où toute la troupe se retrouve devant un spectacle de danse. Une nouvelle, les cuts super puissants de la bande son (qui alterne disparition et assourdissement) additionnés à la manière très étrange de danser de la chanteuse (à la fois empruntée et gracieuse) m'a subjugué. En fait, cette scène résume bien le film : très paradoxal, à la fois addictif et irritant, aérien et lourd, léger et prétentieux.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par elpiolito » 26 nov. 2020 15:18

En cette période pandémique qui va bientôt déboucher sur noël et ses téléfilms tous plus dégoulinants de bons sentiments les uns que les autres pour rudoplh, le pauvre petit renne du père noël qui se perd tous les ans dans le milieu de la forêt enneigée et esquive à chaque fois les téléspectateurs de Chasse Pêche et Nature (ils l'auront un jour, ils l'auront) pour tomber sur la famille Porter dont la maman/papa est veuf et élève tout seul dans un chalet de 3000 m² ses trois enfants à 10 000 km de la civilisation pile au moment où la voiture d'un citadin/citadine stressée venu de la ville embrumée et sale tombe en panne dans la forêt juste à côté du chalet qu'il va aider (reprenons notre souffle), commençons tranquillement à prendre de la guimauve et du love.

Donc :

Bodyguard

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Ma connaissance de ce film se résumait à peu près à ça :

(ne me remerciez pas, il y en aura d'autres après)

C'était moins culcul que je ne le pensais, ça se regarde même plutôt bien. L'ensemble, s'il est sans surprise et aligne les clichés, reste bien construit et cohérent, avec la bonne grosse touche années 90 qui fait le film rester bien dans son jus.
Franchement, ça se regarde bien une fois.

Dirty Dancing

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Comme beaucoup de personnes de ma génération, ce fil reste un traumatisme d'enfance tant ma maman l'a regardé et re-regardé quand j'étais petit. Aussi, il m'a fallut du temps pour réussir à passer outre le trauma et le voir de nouveau.

Honnêtement, il mérite son statut de film culte. Ce n'est pas un chef d'oeuvre de grand cinéaste mais il a une âme. La transformation de bébé est bien construite, bien amenée et sa relation avec Johnny également. Et puis les scènes de danse sont un plaisir, elles sont vraiment au cœur de l'histoire, pas juste accessoire, elles aident vraiment à construire les personnages.

Franchement un chouette film



Dirty Dancing - le téléfilm de 2017

La magie des plateformes qui te propose dans "vous aimerez aussi" le remake sous forme de téléfilm de 2017. Et donc, pas curiosité, tu regardes.
Dès le premier plan, tu sens que tu as touché le gros lot avec un fond vert tellement dégueulasse que même sur le téléshopping ils en ont des mieux. Bref, le budget, ça sera pas ça.
Ensuite, tu vois le cast principal et la... voilà quoi. Tu sais qu'il passes derrière Patrick Swayze et Jennifer Grey qui ont marqués les rôles et avaient un charisme de folie, tu ne t'attends pas à des miracles. Mais bon, quand même, il y a quand même un intervalle entre eux et l'huître.
Là clairement, tu as un soucis de casting : les acteurs ne sont pas mauvais mais ils n'ont pas la carrure pour le rôle. Colt Prattes, le lead masculin, s'il se défend côté danse (avec Nicole Sherzinger, ça passe bien) souffre la comparaison avec Patrick, il y a un gros soucis de charisme. Quant à Abigail Breslin, si dans les scènes de comédie classique, R.A.S, elle est 0 patate en danse, mais vraiment. Toutes les scènes de danse avec elles sont loupées et tout ce qui était transmis par la danse dans l'original est complètement manqué, tout tombe à plat. La scène final, on dirait Dans avce le Stars épisode 1 avec ceux que tu sais qu'ils ne passeront pas 2 semaines, c'est super violent.
Ajoutons par dessus un peu de "bien pensance" a forceps assez anachronique pour l'époque, on a un objet qui n'était ni fait ni à faire.
Après, j'ai regardé en sautant les passages, j'ai probablement loupé les meilleurs moments mais bon...


Mamma Mia!


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Adapté de la comédie musicale du même nom, Mamma Mia! brode une histoire autour des chansons d'Abba (le groupe, pas la viande).
Clairement, il n' a pas tromperie sur la marchandise : c'est très gentillet, ça chante, ça danse, ça respire la guimauve dans tous les sens, c'est wahou. On sent bien quelques loupés ici ou là, les acteurs n'étant pas forcément des comédiens de comédie musicale mais dans l'ensemble ça passe très bien.
Ce qui est surprenant c'est qu'ils ont réussit à construire une histoire qui tient à peu près la route autour des différentes chansons d'ABBA sans que ça semble pousser au forceps alors qu'à la base, difficile de voir un lien entre Money Money Money et Waterloo.
Inutile de préciser qu'il ne faut pas être allergique aux chansons du groupe et que vous allez avoir Dancing Queen dans la tête pendant 10 jours.
En dehors de ça, c'est plaisant et pas prise de tête, tout ce qu'on demandait au film.


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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Marie-Louise » 28 nov. 2020 10:21

elpiolito a écrit :
26 nov. 2020 15:18
En cette période pandémique qui va bientôt déboucher sur noël et ses téléfilms tous plus dégoulinants de bons sentiments les uns que les autres pour rudoplh, le pauvre petit renne du père noël qui se perd tous les ans dans le milieu de la forêt enneigée et esquive à chaque fois les téléspectateurs de Chasse Pêche et Nature (ils l'auront un jour, ils l'auront) pour tomber sur la famille Porter dont la maman/papa est veuf et élève tout seul dans un chalet de 3000 m² ses trois enfants à 10 000 km de la civilisation pile au moment où la voiture d'un citadin/citadine stressée venu de la ville embrumée et sale tombe en panne dans la forêt juste à côté du chalet qu'il va aider (reprenons notre souffle), commençons tranquillement à prendre de la guimauve et du love.
Super scénario, tu as pensé à le proposer à M6 ? :ghee:
(j'aime troooop cette période, je n'ai pas encore eu le temps de regarder un seul téléfilm de Noël - bon en même temps on n'est pas encore en décembre - j'ai trop hâte de pouvoir le faire)

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Bodyguard <3 DIRTY DANCING <3 <3 <3
Pourquoi tu n'as pas encore regardé Pretty Woman, maudit niaiseux ??

En tout cas je ne savais pas que Dirty Dancing avait une version 2017, c'est une honte (d'avoir sali ce chef-d'oeuvre hein, pas de ne pas être au courant) !

On attend ta critique sur Pretty Woman maintenant, merci d'avance.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par elpiolito » 28 nov. 2020 19:28

Marie-Louise a écrit :
28 nov. 2020 10:21
Super scénario, tu as pensé à le proposer à M6 ? :ghee:
(j'aime troooop cette période, je n'ai pas encore eu le temps de regarder un seul téléfilm de Noël - bon en même temps on n'est pas encore en décembre - j'ai trop hâte de pouvoir le faire)

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Faut que je rentre en contact avec ton mari, on va fonde le club des conjoints victimes des téléfilms de noel...
Marie-Louise a écrit :
28 nov. 2020 10:21

En tout cas je ne savais pas que Dirty Dancing avait une version 2017, c'est une honte (d'avoir sali ce chef-d'oeuvre hein, pas de ne pas être au courant) !
Attention, ça peut tout te ruiner parce que la fin proposée....
(et ce portée de la mort où tu lis toute la peur sur le visage de l'actrice <3)
Marie-Louise a écrit :
28 nov. 2020 10:21
On attend ta critique sur Pretty Woman maintenant, merci d'avance.
C'est un peu naze pretty woman, en plus ça défend l'idée qu'une femme ne peut s'en sortir qu'avec l'argent d'un homme qui la modèle à son image, patriarcat, tout ça....

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Marie-Louise » 29 nov. 2020 11:04

elpiolito a écrit :
28 nov. 2020 19:28
Faut que je rentre en contact avec ton mari, on va fonde le club des conjoints victimes des téléfilms de noel...
Je crois qu'après toutes ces années, il a fini par se résigner. Le seul truc sur lequel il proteste encore avec l'énergie du désespoir, c'est quand je mets des chants de Noël pendant qu'on fait le sapin. Mais déjà 1) je gagne toujours, et 2) je pense que dans quelques années sur ça aussi j'aurai réussi à le faire capituler. :frime:
elpiolito a écrit :
28 nov. 2020 19:28
Attention, ça peut tout te ruiner parce que la fin proposée....
(et ce portée de la mort où tu lis toute la peur sur le visage de l'actrice <3)
Ah non mais clairement j'ai pas envie de le voir ce remake, je veux que le film reste intact dans mes pensées.
Marie-Louise a écrit :
28 nov. 2020 10:21
C'est un peu naze pretty woman, en plus ça défend l'idée qu'une femme ne peut s'en sortir qu'avec l'argent d'un homme qui la modèle à son image, patriarcat, tout ça....
C'est très bien Pretty Woman, mon film préférée de petite fille, tais-toi je ne veux plus rien entendre.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par elpiolito » 29 nov. 2020 18:56

Marie-Louise a écrit :
29 nov. 2020 11:04
Je crois qu'après toutes ces années, il a fini par se résigner. Le seul truc sur lequel il proteste encore avec l'énergie du désespoir, c'est quand je mets des chants de Noël pendant qu'on fait le sapin. Mais déjà 1) je gagne toujours, et 2) je pense que dans quelques années sur ça aussi j'aurai réussi à le faire capituler. :frime:
Rah là là, le pauvre, complètement soumis et transformé pas le diktat gaucho-féministe de la bien pensance. Il faut qu'il se resaississe, qu'il laisse parler sa virilité et qu'il agisse comme un vrai bonhomme en changeant la musique (puis en te déglinguant en levrette sur la déserte de la cuisine)
Marie-Louise a écrit :
29 nov. 2020 11:04
Ah non mais clairement j'ai pas envie de le voir ce remake, je veux que le film reste intact dans mes pensées
Quoi, tu veux pas essayer ça un soir, dans une vieille maison un peu lugubre ? Genre soirée film d'horreur ?

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Marie-Louise » 29 nov. 2020 19:44

elpiolito a écrit :
29 nov. 2020 18:56
Quoi, tu veux pas essayer ça un soir, dans une vieille maison un peu lugubre ? Genre soirée film d'horreur ?
Ça dépend, je pourrai aussi me faire déglinguer après, ou pas ? ::d

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Koss » 30 nov. 2020 11:48

J'aime bien cet arc "Elpio montre qu'il est un être humain comme nous."

On peut le noter sur Serie-All ?

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par elpiolito » 09 mars 2021 19:18

Palm Springs

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Le pitch : Nyles et Sarah sont coincés dans une boucle temporelle qui les oblige à revivre toujours la même journée, celle du mariage de la sœur de Sarah.

Côté intrigue fantastique, il ne faut pas s'attendre à du sang neuf, c'est exactement comme vous l'imaginez pour peu que vous ayez vu au moins un film du genre. Pire je dirais, car la résolution sent vraiment le passage obligé, le "on n'a pas le choix et il faut la faire" et ils se prennent les pieds dans le tapis avec une grosse incohérence en essayant d'y mettre un poil det ruc de matheux physique. C'est dommage mais bon, c'est assez rapide donc on peut passer dessus. Sur le reste, on enchaîne les classiques comme les tentatives de suicide pour en sortir ou les trucs délirants, rien de bien neuf.

Le film est aussi une comédie romantique. Et là encore, pas d'énorme surprise, on voit assez vite les grandes lignes de la romance.

Mais alors, il est tout pourri ce film ? me demanderez-vous à juste titre

Non. S'il ne révolutionne pas le genre, il possède un capital sympathie assez important.

Déjà parce que le duo d'acteur fonctionne parfaitement. Andy Samberg et Cristin Milioti ( :coeur: ) vont super bien ensemble et forment un super couple qui porte complètement le film de bout en bout.
Le film offre aussi des variations intéressantes sur le thème des héros coincés dans une boucle temporelle et se joue de certains codes, comme le classique "tu dois faire ta rédemption pour en sortir". Cela donne des moments intéressants avec juste ce qu'il faut comme décalage pour le rendre intéressant.
Enfin, le film ne fait pas de la boucle son personnage principal mais bien le couple qui y est coincé. La boucle n'est que prétexte et une bonne partie du film pourrait se dérouler hors boucle, la boucle n'est qu'un accélérateur. Au final, on suit plus ces deux paumés de la vie qui ne sont pas à leur place, la boucle permettant de les mettre en scène dans un univers auquel ils n'ont jamais pris part et où de toute façon ils étaient complètement déphasé s'il n'y avait pas eu la boucle. Elle n'est finalement que le reflet de leur condition mais en même temps ce qui va leur permettre de se trouver.

Bref, un film sympathique qui permet de passer un bon moment, même s'il n'aura pas l'impact du jour de la marmotte.

Et puis il y a Captain Intensité qui pleure dedans.
Ouais.
Véridique.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Koss » 10 mars 2021 19:07

Très bon ce film. C'est quoi l'incohérence ?

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par elpiolito » 11 mars 2021 08:59

Spoiler
Show
la chèvre.
Sarah la fait exploser et dit qu'elle ne l'a retrouve plus dans la boucle temporelle. Donc la chèvre est sortie de la boucle, a priori.
Sauf qu'à la fin, JK Simmons, toujours dans la boucle, tombe sur nyles qui s'est aussi fait exploser avec Sarah. Normalement, il y aurait dû y avoir la même chose qu'avec la chèvre : il n'aurait pas dû être encore dans la boucle.

Si JK.tombe sur une version de nyles qui n'a pas de connaissance de la boucle, Sarah aurait dû précédemment tomber sur une chèvre sans connaissance de la boucle aussi.

On a donc une incohérence (mais le film ne brille pas pour cette partie de la résolution de toute façon, c'était pas son but).

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par Nicknackpadiwak » 29 mai 2021 18:38

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Vulgaire, irrespectueux avec le genre, jouant au malin, trop long (2h30, putain Zack, tu abuses), accumulant sans scrupules les personnages creux et clichés (la fille rebelle et désobéissante, le militaire qu’on se dit qu’il va trahir et qui trahi, la belle déclaration d’amour (alors que une bombe nucléaire va tomber dans 20 minutes) deux minutes avant d’être fatale), n’exploitant pas ses idées (la Reine des Zombies, Las Vegas réduit à un terrain vague), con et fier de l’être (les pièges de la salle du coffre) et surtout incroyablement moche (ses focus/flous/pourquoi ?), bref un film détestable qui ajoute un pièce de plus à l’arnaque Snyder.

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Re: Films coup de coeur, coup de gueule

Message par chevrere » 07 août 2021 10:55

Alone in Translation : Kaamelott de Astier :

Commençons par un fun fact : je n'ai jamais vraiment suivi la série d'Astier, je suis passé à côté de la hype. Cela ne signifie pas que ce n'est pas bon, juste que j'avais autre chose à faire et à voir. J'ai du voir une dizaine d'épisodes max, et j'avais apprécié le style décalé de la série et son humour. En résumé, je ne suis ni hater, ni fan... une position un peu bizarre vu que mon épouse est une grande fan (bien qu'elle mente car elle n'a vu que trois saisons).

Bref, le film sortant, elle m'a harcelé pour aller le voir et comme elle ne va jamais au cinema seule, me voilà devant l'écran à essayer de me remémorrer mes quelques souvenirs du show. Et à me rappeler les diverses adaptations de série au cinema (pas de bons souvenirs hélas).

Le film s'enclenche et je m'accroche car le début est assez difficile, le film n'essayant pas de faire preuve de limpidité pour ceux qui viennent d'arriver. J'ignore tout de Lancelot (et à la fin aussi) et je me félicite juste de la qualité de la production value. L'image est soignée, les costumes sont très beaux, la photo est assez propre (malgré quelques flous par moment) et je rentre bien dans le film, me surprenant à m'attacher à quelques personnages.

Puis Arthur revient sur sa terre, rencontre Chabat et ... là, le script se met à progresser non de manière continue, mais par saut progressif, avec des incohérences dans les intervalles. Peu de justifications au revirement d'Arthur, des scènes flashbacks jolies, mais à l'utilité discutable... alors ne reste que l'humour qui me tient en intérêt. Mon intérêt s'émousse, malgré le défilé hilarant des burgondes et je me surprends à m'ennuyer de plus en plus, à perdre le fil... Tiens, Fred Molas... mince, qu'est-ce qui se passe déjà ?

Une partie de sport, du déjà-vu, quelques dialogues amusants, le film n'est pas mauvais, mais ma courbe d'intérêt n'a eu de cesse de flancher au fur et à mesure. La fin ne m'a pas happé, n'ayant rien envers Lancelot que je ne connais toujours pas... tiens,, il tease une suite... à la sortie, mon épouse me dit qu'elle ne paiera pas dix euros pour la suite, elle doit être un peu déçu.

Donc, au final, c'était bien pour une adaptation de série... mais l'absence de crescendo dramatique nuit vraiment à l'immersion dans le dernier acte.

6/10

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